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2018-05-05
Comment peut-on remédier à la pollution de l'air que nous respirons?

Comment peut-on remédier à la pollution de l'air que nous respirons?

Il y a quelques jours, un rapport dévoilé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) expliquait que la pollution de l'air tue, chaque année, sept millions de personnes et nuit à la santé de 90% de la population humaine. Ce même rapport mettait en lumière le fait que la pollution de l'air provoque plus de morts que le sida, le diabète, la tuberculose et les accidents de la route réunis. On peut définitivement en conclure que cette forme de pollution représente une source de danger réelle qu'on ne peut négliger sous aucun prétexte. Cette problématique implique une prise en main de la société qu'il s'agisse des instances gouvernementales qui doivent mettre en place des lois afin de réduire les sources de pollution atmosphérique ou encore des citoyens qui doivent poser des gestes nécessaires au quotidien pour réduire leurs sources de pollution à l'intérieur de leur domicile tout comme à l'extérieur de celui-ci. Le citoyen est familier des conséquences qui résultent de la pollution de l'air, puisque les médias lui servent une abondance d'images issues de sources polluantes provenant de l'Asie du Sud-Est ou de l'Afrique du Nord (particulièrement touchées par cette problématique), mais il oublie que même si la situation n'est pas aussi affolante que dans ces régions du monde, le Canada est loin d'être un exemple en matière de progrès environnemental.

Protéger l'air que nous respirons devrait pourtant être l'une de nos plus grandes préoccupations, car si nous dépassons les seuils limites de la qualité de l'air, c'est notre santé et, à travers celle-ci, c'est aussi notre économie qui en souffriront. Cela implique que nous prenions conscience individuellement et collectivement de la pollution que nous engendrons dans l'atmosphère, et que par la suite, nous prenions des moyens tangibles afin de réduire de façon conséquente nos émissions de GES.

Gardons en tête qu'« au cours des six dernières années, les niveaux de pollution de l'air ambiant sont restés élevés et plus ou moins stables, avec des concentrations en baisse dans certaines régions d'Europe et des Amériques », une information confirmée par l'OMS. Que les niveaux de pollution déjà élevés demeurent stables est un problème réel qui implique de revoir nos agissements. Rappelons également qu'au Canada, Vancouver est la seule ville qui a signé une déclaration visant la libération des rues des énergies fossiles. C'est malheureux que des métropoles comme Toronto et Montréal ne s'impliquent pas davantage pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. On estime à 41% le pourcentage des GES dans le secteur des transports au Québec. Dans un tel contexte, planter des arbres pour « compenser » ou se « dédouaner » de nos responsabilités citoyennes est largement insuffisant. Ce qui importe dorénavant, en ce qui concerne les GES issus des transports, c'est de les réduire à la source et pour ce faire, les villes ont le devoir de mettre en place des solutions qui inciteront les citoyens à agir adéquatement pour sauvegarder la qualité de l'air. La mise en place de péages urbains, de transports collectifs verts, de taxes sur les véhicules polluants représente différents moyens de limiter les émissions de GES dans les centres urbains.

Le citoyen, quant à lui, doit se montrer enclin à modifier ses habitudes de vie afin d'assurer une qualité d'air acceptable. Ce dernier peut réduire la pollution atmosphérique en utilisant des moyens de transport plus écologiques. Le vélo, par exemple, contribue à la fois à la pérennité de l'environnement et au maintien d'une bonne santé. Mais il n'y a pas que les transports qui incarnent une source de pollution dangereuse et tenace pour la vie humaine. De récentes études publiées dans la revue Science démontrent que l'air que nous respirons dans nos maisons est encore plus vicié que celui que nous respirons à l'extérieur. En effet, les composés chimiques émanant des produits de nettoyage, des produits d'hygiène personnelle, de la peinture, de la cuisine et des différentes sources de combustion contribuent autant à la pollution atmosphérique que les pots d'échappement de nos voitures. D'ailleurs, le récent rapport de l'OMS confirme que la plupart des victimes de la pollution ont souffert de mauvaises conditions de l'air en intérieur. Sans entrer dans les détails à caractère scientifique de ces chercheurs, nous comprenons que nous avons le devoir de remédier à la situation au meilleur de nos capacités. L'amélioration de la qualité de l'air passe impérativement par des gestes posés au quotidien; ces gestes, répétés par la majorité de la population, pourront, in fine, accroître la qualité de l'air que nous respirons. Il suffit d'emboîter le pas pour induire un changement collectif.


Stéphanie St-Pierre

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