Marché local
2018-08-04
La surconsommation. À qui la faute?

La surconsommation. À qui la faute?

Consommer. Consommer de plus en plus. Consommer toujours plus. Cela sonne comme un leitmotiv dans la société occidentale. Le fait est qu'à l'heure actuelle, nous appartenons davantage à une société qui répond à ses désirs sans cesse croissants plutôt qu'à ses besoins réels. Dans le cadre de ma rubrique de la semaine, j'ai eu envie de m'attaquer au pénible sujet de la surconsommation. Je dis " pénible ", car celui-ci a un immense impact sur l'environnement et plus particulièrement, sur les ressources planétaires. Certains d'entre vous en ont sans doute entendu parler, c'est cette semaine que paraissait l'étude de la Global Footprint Network qui, chaque année, détermine la date à laquelle l'humanité aura consommé la totalité des ressources de la planète. Chaque année, cette organisation calcule ce à jour de dépassement ; on peut certainement l'appeler ainsi, car chaque nouvelle année est pire que la précédente. Pour l'année 2018, le " jour de dépassement " a été évalué au 1er août. Ça y est, nous vivrons à " crédit " pour les cinq mois à venir! Ce constat me sidère. Chaque année, environ aux mêmes dates, je parcours l'étude de la Global Footprint Network et je peste contre nos choix de société, car c'est bien ce que c'est, des choix que nous endossons et corroborons à titre de citoyens. Tant que collectivement nous ne nous lèverons pas majoritairement pour réclamer un changement radical de perspective et surtout, pour le réaliser, chaque année, nous serons déçus de constater que nous exploitons toujours davantage les ressources de la Terre.

Cela dit, nous avons de la chance que la population mondiale ne consomme pas au même rythme que les Canadiens, car nous aurions atteint ce " jour de dépassement " le 18 mars dernier! Selon ces chiffres, il nous faudrait plus de 4.7 planètes Terre afin de répondre à la demande en ressources des habitants et à absorber la majorité des émissions de GES. Cette situation est si aberrante que les mots seraient trop faibles pour l'exprimer. Ça paraît surréaliste et pourtant! Voilà où nous en sommes à force de gaspillage et de consommation excessive et effrénée. L'étude émise par la Global Footprint Network s'appuie sur un indice de surconsommation qui tient compte de l'empreinte carbone, mais aussi des ressources consommées pour l'élevage, les cultures, la pêche, etc. Ce sont donc des milliers de données de l'ONU et du GIEC qui sont parcourues par la Global Footprint Network avant la publication du rapport annuel. Grosso modo, le calcul est établi en fonction de la biocapacité de la planète, c'est-à-dire sa capacité à renouveler ses ressources et à absorber ses déchets.

Il y a quelques jours, le verdict est tombé : nous avons dépassé la biocapacité de la Terre pour l'année 2018. Ce " nous " auquel je fais rérérence, c'est l'humanité. Nous surconsommons, nous gaspillons et nous polluons sans vergogne. Sans cynisme, la vente de véhicules VUS n'a jamais été aussi florissante! On parle souvent d'obsolescence programmée de différents produits, mais il ne faut pas se leurrer, le consommateur participe activement à l'obsolescence. Plutôt que d'utiliser un produit jusqu'à sa véritable fin de vie, le consommateur abrège souvent la vie de ce dernier en le remplaçant par un autre possédant des fonctionnalités techniques plus attrayantes. Nous préférons jeter que réparer. Il s'agit d'un problème majeur puisque ces différents objets mis au rebut chaque année sont souvent faits de ressources non renouvelables ou rares, et certains produits libèrent des substances toxiques en se dégradant qui, en définitive, émettent des GES dans l'atmosphère.

L'étude de la Global Footprint Network ne me surprend pas, car je constate ce rythme de consommation abusif autour de moi, mais il agit comme un rappel, un signal d'alarme qui indique que ça doit cesser de toute urgence. Pour renverser la vapeur, nous devons nous mobiliser et transformer nos habitudes de vie. Nous devons nous attaquer en priorité à notre empreinte carbone, la diminuer considérablement afin que la planète soit en mesure d'absorber nos déchets. Nous devons réduire, voire annihiler nos sources de gaspillage qui ont des conséquences sur la régénération de la planète. Chaque geste individuel compte, mais l' " agir " doit s'exercer collectivement et être revendiqué par tous. J'aime croire que l'humain détient le pouvoir de changer et que l'an prochain, la Global Footprint Network publiera une échéance moins inquiétante que cette année!


Stéphanie St-Pierre

Articles précédents

Chez Robin marché local vous vivrez une expérience qui ne vous laissera pas sur votre faim!

NO DISPLAY

320 iPhone Vertical

360 Galaxy Vertical (Android)

480 iPhone Horizontal

640 Galaxy Horizontal (Android)

768 Tablette Verticale

1024 Tablette Horizontale ou écran carré 17 pouces

1280 Ordi. de table / portable ou Tablette horizontale

1366 et 1440 Ordinateur portable ou de table

1680 Ordinateur de table / TV HD

1920+ Ordinateur / TV Full HD

2560+ Ordinateur / TV Ultra HD 2.5K

3840+ Ordinateur / TV Ultra HD 4K